Histoire, la Légende du Wing Tsun
Au cours de notre histoire, sont apparus des hommes dont le courage et les idéaux influencèrent sur la vie sociale et politique.
Aucun n’était plus célèbre que les disciples de Shaolin, style dont tout le monde a entendu parler. Ils devinrent symbole de vérité. Durant la dynastie des Qing, les Manchous s’employèrent à les persécuter. Ils eurent recours à des traîtres, pour détruire le monastère et massacrer ses disciples.
Ce fut une crise décisive pour Shaolin. Certains disciples avaient décidé de quitter l’école afin de perpétuer et répandre les enseignements du bouddhisme et les idéaux de Shaolin.
Malheureusement c’était déjà trop tard. Des anciens disciples de Shaolin avaient rejoins les Manchous. Ils torturèrent et tuèrent nombreux de leurs anciens frères d’armes. Ils furent la honte de Shaolin.
D’après la légende, lorsque le monastère fut pris par les Manchous, Ng Mui, une nonne bouddhiste, réussit à s’enfuir et se réfugia à Tai Leung Shan.
Là elle décida de créer un nouveau style de kung fu qui puisse battre Shaolin, permettant ainsi de punir les traîtres qui avaient livré le monastère aux Manchous. Elle s’inspira de 2 styles de Shaolin, celui du serpent et de la grue.
Le style de Shaolin était rigide et puissant, il fallait des années pour maîtriser les techniques de bases très sophistiquées. Les élèves s’entraînaient d’une manière très stricte, très mécanique en insistant beaucoup sur la force.
Ng Mui choisit l’opposé. Dans son système, la vitesse et la souplesse supplantaient la force physique. Les mouvements étaient simples et tout en souplesse. Il n’y avait pas de formes pré arrangés. Chaque élève devait réagir en fonction de la technique employé par l’adversaire.
Elle transmit son art à sa première élève, Yim Wing Chun (allias Yim Yee Gung), qui à son tour le transmit à son mari Leug Bok Cho. Celui-ci l’aurait perfectionné. A la mort de sa femme, il appela ce style Wing Chung, peut être en hommage à celle qui l’avait initié, peut être en allusion en l’espoir de voir, en ces siècles de domination Manchoue, chassé l’envahisseur, grâce à une renaissance du Shaolin.
Puis le style fut transmis par Wong Wah Bo, par Leung Yee Tye, par Leung Jun, enfin par Chang Wah Soon. Ce dernier, qui consacra sa vie à perfectionner le Wing Chun n’enseignait qu’à 16 étudiants, dont le plus jeune s’appelait Yip Man.
Ce petit homme toujours souriant, qui n’avait rien d’un colosse fut le dernier de la ligné. Il enseigna jusqu’à l’âge de 79 ans dans un petit kwoon de Kowloon (Hong Kong), et mourut l’année d’après.
Nombreux sont ces élèves qui s’en déclarent aujourd’hui les successeurs: Kim Chiu, Leung Cheong, Tang Sang, William Cheung et Leung Ting, qui a repris l’enseignement de Yip Man, basé sur des mouvements plus directs.
Il existe actuellement de nombreuses associations de Wing Chun à travers le monde. Cet art martial s’est donc transmis de génération en génération dans le même clan. A la mort de Yip Man, le dernier Grand Maître, ses disciples ne s’entendaient pas. L’un deux Leung Ting créa son propre style, le Wing Tsun et commença à enseigner ce que lui a compris du Grand Maître Yip Man.
Le cœur du Wing Tsun est le chi-sao (mains collantes). Cet entraînement permet de développer la sensation au niveau des avant bras. On peut donc réagir instinctivement face à une attaque sans avoir à réfléchir.
Le Wing Tsun comprend également le combat libre avec protections, ainsi que l’entraînement dans le vide et le travail au sac. La forme supérieure de ce style est contenue dans les 116 techniques du mannequin de bois.
Au niveau des armes, les pratiquants de Wing Tsun travaillent le bâton long et les couteaux papillons. D’autres armes à usages plus quotidiens sont dispensées au cœur de l’Escrima.
Aujourd’hui plusieurs organisations existent, tel que le PWTS.
LE COMMENCEMENT DU PWTS
Fondé en 2004 par le Sifu Claude GOUIFFE, le PWTS est un art martial qui répond aux besoins constants de tout pratiquant désirant apprendre un système de self-défense complet et fonctionnel, pouvant faire face à tous les défis et à toutes les situations.
Le Sifu Claude GOUIFFE a pratiqué le judo, divers style de karaté dont le Shotokan et le Wado-Ryu, le Ju-Jitsu, l’Aïkido, la lutte greco, la lutte libre, la lutte traditionnelle africaine, la boxe anglaise, la boxe américaine, la boxe thaïlandaise, le Taekwondo, l’Apkido, le combat réel dont il bénéficie d’une solide expérience, et le Wing Tsun classique avec les plus grands représentants de ce style.
Ainsi, à l’image de la nature et parce que rien n’est immuable, du WingTsun (WT) est né le Progressive Wing Tsun System (PWTS). Le PWTS est un système ouvert, en évolution continu, provenant de la pratique même et de l’expérience cumulative de ceux qui le pratiquent.
Le PWTS est affilié à la FFKADA (Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées)